Données sur la pollution intérieure
Aujourd’hui, la qualité de l’air intérieur (celui de la maison, du bureau, des crèches ou des écoles) est devenue une préoccupation majeure de santé publique, c’est un sujet qui préoccupe de nombreux professionnels de santé et également le grand public.
En effet des études montrent que l’impact de la qualité de l’air intérieur sur la santé est au moins aussi important que celui de l’environnement extérieur.
L’isolation de mieux en mieux maîtrisée aujourd’hui combinée aux souhaits de réaliser des économies d’énergies fait que nous vivons dans des lieux de plus en plus confinés. Résultat : l’air intérieur est 2 à 10 fois plus pollué que l’air extérieur. Ceci est d’autant plus important que nous passons plus de 80% de notre temps à l’intérieur.
Les sources de pollution dans l’air intérieur sont nombreuses : monoxyde de carbone, tabac, composés organiques volatils (COV) qui sont à la base des colles, solvants et résines présents dans les peintures, vernis, moquettes, mais aussi moisissures, bactéries ou virus qui sont présents en grande quantité dans l’air ambiant.
Une enquête de l’Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur sur la qualité de l’air dans les logements, réalisée entre 2003 et 2005,a montré que les teneurs en COV (comme le benzène, le toluène, le formaldéhyde etc.) étaient plus importantes à l’intérieur du logement qu’à l’extérieur.
Cette pollution intérieure est largement responsable de l’augmentation spectaculaire des pathologies respiratoires comme l’asthme, la bronchite chronique, les allergies respiratoires, dont la prévalence a doublé au cours des quinze dernières années.
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