La photocatalyse permet de travailler sur de nombreux composés à faible trace comme les COV, les allergènes, les bactéries et les virus ainsi que sur les champignons et les moisissures. Elle permet de détruire définitivement ces composés et de les rendre inertes, inoffensifs. En cela elle répond parfaitement à la problématique actuelle de dépollution de l’air intérieur.
Chantal Guillard, Directeur de Recherche à l'IRCE Lyon
L'Institut de Recherche en Catalyse et Environnement est une unité mixte de recherche du CNRS et de l'Université de Lyon 1.Chantal Guillard et son équipe travaillent depuis 20 ans sur la photocatalyse, principalement sur la dégradation des composés organiques volatils et, depuis 2003, sur la dégradation des bactéries et virus.
Quel a été le cadre de votre intervention dans le projet Biolysair ?
A la demande de M. Delaunay, nous sommes intervenus à la base du projet en définissant le cahier des charges relatif à la modélisation du réacteur. Nous avons accompagné sa démarche en le conseillant dans le choix du meilleur matériau photocatalytique par rapport au produit qu'il souhaitait développer. Nous l'avons aidé dans le dimensionnement de l'appareil, et l'avons conseillé sur les différentes étapes de l'ingénierie, notamment orienté vers des laboratoires extérieurs capables de mesurer l'efficacité de son produit.
Vous soulignez l'importance du dimensionnement du réacteur, pourquoi ?
Personnellement je pense que c'est très important de faire un bon dimensionnement, de définir la bonne taille, avec le bon débit pour le volume d'air à traiter. Car on ne doit pas générer de composés organiques intermédiaires, ces rejets pourraient empoisonner le média catalytique. A la base, c'est la taille et la surface du réacteur qui optimisent l'efficacité du système.
Pensez-vous que la photocatalyse soit une solution pour résoudre les problèmes de santé liés à la pollution de l'air intérieur ?
Je pense que la photocatalyse permet de travailler sur de nombreux composés à faibles traces comme les COV, les allergènes, les bactéries et virus ainsi que sur les champignons et moisissures. En cela elle répond parfaitement à la problématique actuelle de l'air intérieur.
Que pensez-vous du développement du produit Biolysair ?
Il est essentiel de procéder aux bons tests pour qualifier la performance de l'appareil. J'ai été agréablement surprise de voir que M. Delaunay avait pris tout le temps nécessaire avant de lancer son produit. Il n'a pas grillé les étapes et a suivi la démarche conseillée.
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